RÉFORME DU BAC PRO : l’enseignement vu à travers le prisme comptable !

Lors des questions au gouvernement, Michel LARIVE interpelle le Ministre de l’Education Nationale :

« La future réforme du baccalauréat professionnel acte votre participation au grand plan social de la fonction publique que le Gouvernement met en œuvre !
Pouvez-vous nous confirmer, Monsieur Blanquer, votre intention de désengager progressivement l’État de l’enseignement professionnel ? »

Le champion de la Terre est-il le seul à ne pas avoir compris qu’elle se transforme en étuve ?

Au vu du budget accordé à la transition écologique dans la loi de finance, à peine 1 milliards d’euros quand il en faudrait au moins 10 fois plus, le champion de la terre brûlée ne semble pas avoir bien pris la mesure de l’ampleur du réchauffement climatique. Contrairement à toutes les initiatives citoyennes qui se mettent en place dans tout le pays, du Tour Alternatiba à la Marche pour le Climat pour ne citer qu’elles. L’urgence est de préserver un écosystème compatible avec notre survie sur cette terre, cette urgence doit guider les politiques publiques c’est ce que dit le rapport du #GIEC ! Monsieur le Ministre quand allez vous abandonner la règle d’or pour la règle verte ?

LE BUDGET EUROPÉEN EST MAL GÉRÉ !

Intervention de Jean-Luc Mélenchon sur la contribution de la France au budget de l’Union européenne et sur la mauvaise gestion de ce budget (commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le 10 octobre 2018) :

Commençons par faire une observation sur le budget européen lui-même. Parce qu’il y a à dire. Les collègues apprendront avec surprise, je suis sûr, à quel point ce budget est mal géré. Car, vous l’avez compris, c’est un cadre pluriannuel en Europe. Ce n’est pas d’une année sur l’autre : on vote sur 6 ans et après on exécute d’année en année.

Et d’année en année, le budget européen fait exactement le contraire de ce qu’il enjoint à tous les États-nations de faire. Pourquoi ? Parce qu’il accumule les impayés. C’est spectaculaire ! Aujourd’hui nous en sommes, en impayés du budget européen, à 1% du PIB de l’Europe ! 240 milliards d’euros d’impayés fin 2016. 260 milliards d’impayés prévus à l’horizon 2020, fin du cadre pluriannuel. Cette année, pour 2018, 160 milliards d’euros d’impayés.

Il s’agit donc d’une gestion tout à fait fantasque avec des retards absolument monstrueux dont l’économie européenne a à connaître. 1% ! 1% du PIB ! C’est pas rien ! Ce n’est pas une petite impasse comptable. c’est quelque chose qui a un impact direct sur le fonctionnement de l’économie générale de l’Europe.

Après, je viens sur la question de la contribution française. Vous vous souvenez de ce que j’ai dit l’année dernière sur le sujet. Le hasard de mon intervention avait fait que j’avais utilisé une formule anglaise qui était attribuée à Madame Thatcher : « I want my money back ». Pour la raison que, déjà, je voulais protester contre le fait que les Français payent le rabais des Anglais de l’époque de madame Thatcher. C’est pas la conquête par Guillaume le Conquérant mais presque ! On a continué, année après année, à payer un rabais indu à l’Angleterre.

Et puis comme les Français sont toujours les galants de service dans cette histoire, nous avons payé la part du rabais que les Allemands ne voulaient pas payer. C’est-à-dire la part du rabais anglais que les Allemands ne voulaient pas compenser. L’Allemagne, le pays le plus riche d’Europe, qui a amplement abusé de tous ses voisins après la réunification en imposant, vous vous en souvenez, le taux de conversion d’un mark de l’Est pour un mark de l’Ouest, ce qui nous a coûté 100 milliards compte tenu du niveau des taux d’intérêt que nous avons dû suivre sans aucune espèce de raison économique. Donc les Allemands, eux, ils ne payent pas tout leur rabais… Pardon : ils ne payent pas toute leur part de rabais sur les Anglais, et c’est, nous, les Français, qui payons à leur place. Bon, peut-être qu’on peut penser que cette comédie va se terminer avec le Brexit mais à ce moment-là on se posera d’autres questions.

Parce qu’il y a une autre évolution dans le budget européen qui mérite d’être regardée. En 1988, les droits de douane en Europe… [toc toc toc] Ah bien oui mais… bon je vais arrêter peut-être là-dessus mais je termine sur cette phrase : les droits de douane représentaient 30% du budget de l’Union européenne. Depuis, le libéralisme ayant fait son oeuvre, ils ne représentent plus que 14%. Mais pendant ce temps, les États qui ne payaient que 10% du budget total de l’Union européenne payent aujourd’hui 66% du budget total de l’Union européenne. C’est la raison pour laquelle je le répète, et je le développerait en séance plénière, la contribution des Français qui a augmenté de 8% en un an, – 8% en un an ! – 15% sur deux ans, peut être considérée comme une dépense somptuaire, d’autant que cette dépense est comptée dans l’évaluation du budget français et de son déficit par rapport aux normes comptables de l’Europe, ce qui nous est reproché comme vous le savez.

FAKE NEWS : La France insoumise votera contre cette proposition de loi

Explication de vote de Michel LARIVE pour la proposition de loi visant à lutter contre la manipulation de l’information.

« Nous trouvons que cette loi est inutile et surtout liberticide et dangereuse. Quand j’entends que cette loi est construite notamment pour empêcher de voter contre l’Europe, ce qui veut dire en fait contre votre vision de l’Europe, cette loi est une loi préparant votre propagande. (…)
La France insoumise VOTERA donc CONTRE cette proposition de loi parce qu’elle ne correspond pas à la véritable problématique des médias, la fabrique de l’information sur le fond. »

POUR UN CONSEIL DE DÉONTOLOGIE DES MÉDIAS

Intervention du député Michel LARIVE dans le cadre de la nouvelle lecture de la proposition de loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information.
« La #FranceInsoumise appelle de ses vœux un conseil de déontologie des médias ! L’accès à une information sincère, indépendante et honnête est une condition sine qua none à l’exercice de la souveraineté populaire. »

LE PIRE ENNEMI DE L’ENTREPRISE, C’EST LA FINANCE

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 9 octobre 2018 :

Monsieur le ministre, collègues,

La loi était attendue comme une loi sur l’entreprise. Nous voyons, nous, l’entreprise comme un collectif humain réunissant des qualifications au service d’une production socialement utile et écologiquement soutenable. C’est tout autre chose dont il a été question au fil de la discussion de cette loi. Mais, le moment venu – autant le dire dès maintenant, – nous, nous appellerons les entreprises à prendre leur place dans le cadre de la planification écologique indispensable qui est aujourd’hui la tâche supérieure de la civilisation humaine.

Au lieu de quoi nous avons eu une loi indifférente socialement. Vous avez abaissé des seuils sociaux. On sait pourquoi. Mais le moment était venu pourtant, je crois, de mettre un terme à ces mauvaises habitudes des écoles qui enseignent le management par la peur dont le résultat est aujourd’hui sous nos yeux. Ce n’est pas une circonstance annexe que celle de la vague des suicides qui affectent les entreprises. Est-ce que nous sommes conscients du fait que s’il y a 50 suicides sur le lieu de travail à la SNCF, c’est qu’ici et là, des seuils ont été franchis dans la manière de mener les équipes humaines ?

Mais admettons que ceci encore soit mis de côté. Pourquoi n’y a-t-il absolument rien sur l’encouragement à participer à la transition écologique qui est attendue, aujourd’hui, de l’appareil productif et de la manière de consommer dans le pays.

Au lieu de quoi, que voit-on ? Je vous l’ai déjà dit, monsieur le ministre. Vous n’avez été soucieux que d’une seule et unique chose : brancher plus étroitement le tissu des entreprises avec la planète finance, ce qui est exactement le contraire de ce qu’il faut faire. Connexion avec la planète finance lorsque vous augmentez la part de la participation dans la rémunération des travailleurs. Parce que cette participation, c’est une manière comme une autre de sortir le salaire du partage de la valeur. Et c’est une manière comme une autre d’aller abreuver les fonds de pension. Il en coûtera 400 millions d’euros à la Sécurité sociale déjà bien des fois dévalisée. Et ce sera encore une masse de finance qui va aller élargir la sphère financière. C’est une erreur totale.

De la même manière, c’est une erreur de privatiser les derniers grands instruments, dont dispose le pays, qui sont une source de revenus pour l’État et sont en même temps une protection pour le collectif République française. Vendre un aéroport aussi important que Charles de Gaulle, vendre la Française des jeux qui est une source de rendement pour l’État, mais aussi une manière de se prémunir contre des addictions que l’État peut contrôler et que le privé ne contrôlera jamais, c’est une erreur. C’est une erreur de ne pas comprendre que la planète finance, qui s’étend sans arrêt toujours plus profondément dans la production la condamne à mort. Qu’elle l’étouffe ! Que la finance étouffe la production. Que lorsqu’on observe qu’il y a 99 000 milliards dans les caisses des fonds de pension et des fonds d’investissement qui n’interviennent en aucune manière d’après les objets produits ou les réalisations faites dans les entreprises mais exclusivement sur les taux de rendements qui peuvent être obtenus, alors on sait que la production se condamne elle-même à mort en supportant la finance.

Nous vous avons fait des propositions qui, bien sûr, ne pouvaient pas remettre en cause totalement le cadre de la loi. Mais qui, du moins, lui apportaient une correction significative dans ses préoccupations. Et sur ce point particulier de la finance, je n’ai pas entendu déjà, lorsque je me suis adressé à vous à l’occasion de la première lecture, quelle était la réponse sur notre proposition lorsque nous vous disons que si vous corrélez les pouvoirs de vote des actions dans les entreprises à la durée d’un investissement, vous ne prenez pas une mesure de type communiste, vous prenez une mesure qui s’est appliquée déjà dans un certain nombre de pays avec un certain succès. Mais surtout, vous empêchez les LBO et les autres fonds d’investissement spéculatif d’intervenir dans les grandes entreprises, d’y faire un actionnariat réputé « actif » dont le seul but est de dépecer lesdites entreprises.

Voilà, monsieur le ministre. Je n’imagine pas qu’à cette heure on puisse vous convaincre de revenir sur ce que vous pensez déjà acquis. Mais il fallait que cela soit dit ici. Le pire ennemi de l’entreprise, c’est la finance. Le pire ennemi de la production, c’est l’indifférence aux travailleurs.

PROPOSITION de LOI relative à l’INCLUSION des élèves en situation de HANDICAP

Muriel Ressiguier, Michel Larive et François Ruffin défendent leurs amendements du groupe sur la PROPOSITION de LOI relative à l’INCLUSION des élèves en situation de HANDICAP.
Le rapporteur Aurélien Pradié en valident beaucoup dans une APPROCHE CONSTRUCTIVE, mais les députés En Marche REFUSENT mécaniquement les amendements et se permettent de critiquer ce projet de loi qu’il n’ont même pas pris le temps d’amender
Muriel Ressiguier travaille sur une PROPOSITION de LOI sur ce sujet. Espérons que les députés LREM prendrons conscience du fait que c’est un SUJET GRAVE qui dépasse les CLIVAGES POLITIQUES.

LOI PACTE | Il faut lutter contre la financiarisation de l’économie

Michel LARIVE défend un amendement dans le cadre de la loi PACTE -Croissance et transformation des entreprises-:
« Cet amendement vise à lutter contre la financiarisation de l’économie et des conséquences désastreuses qu’elle a sur le reste de l’économie. Nous demandons la séparation des activités de banques d’investissements et de banques de détails, ces dernières devant être limitées aux activités de crédits et de collectes de dépôts. L’épargne populaire ne doit pas servir de contrepartie aux opérations financières sur les marchés financiers. »

MACRON, FOSSOYEUR DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE – Alstom

MACRON, FOSSOYEUR DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE

Question au gouvernement de la députée Clémentine Autain le mercredi 3 octobre, adressée au Premier ministre, au sujet du désastre de la reprise d’Alstom par General Electric, en termes d’emplois, de transition énergétique et d’intérêts stratégiques.

Pour seule réponse, Bruno Le Maire nous informe qu’il va les appeler pour prendre rendez-vous…