#Ep.9 [LES PARENTHÈSES] : LA CONNAISSANCE, UN BIEN SINGULIER

La connaissance, plus on la partage, plus on l’utilise et plus elle prend de la valeur ! Nous constatons l’augmentation de l’immatériel dans le capitalisme post moderne, celui d’après la 2éme révolution industrielle. C’est à dire un poids croissant de la part des services et un modèle de croissance ou le capital tangible, celui de la 2éme révolution industrielle est supplanter par un capital intangible, immatériel qui est plus le fait de la 3éme révolution industrielle celle des TIC. Le Capital humain (santé, éducation, formation, compétence…), les dépenses de R&D, les droits de propriété intellectuelle, les Logiciels, les dépenses organisationnelles, les dépenses de pub etc deviennent des actifs (intangibles) plus productifs que les machines dans les usines (actifs tangibles). La connaissance s’inscrit donc au cœur du capitalisme post moderne d’où l’importance de tous ces actifs intangible, (la formation, de la R&D, des brevets etc …) Est-ce que l’économie standard est en capacité d’appréhender cette économie de la connaissance ? Pour ceux qui travaillent sur ce nouveau champ disciplinaire la réponse est non car la connaissance est un bien singulier.

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I- La connaissance est le fruit d’un travail théorique et ou pratique visant à améliorer la compréhension des faits naturels ou sociaux. L’info décrit et diffuse la connaissance Le savoir c’est la capacité d’utiliser la connaissance. La connaissance sans le savoir est improductive.
L’info est un flux, la connaissance un stock de capital (immatériel, intangible) productif incorporée dans chaque individu et dans la mémoire commune de l’ensemble social, les TIC de simples supports de transfert de la connaissance. L’économie de la connaissance s’attache à la gestion de ce stock.

II- La connaissance est un bien particulier qui n’obéit pas aux règles standards de l’économie classique mais à des lois singulières. La production des biens industriels incorporent de plus en plus de capital immatériel. Leur structure des coûts montre l’importante des CF (coût de la connaissance incorporée) par rapport au CV. C’est-à-dire un investissement de départ lourd et un coût de reproduction faible, voire proche de 0. Ex production d’un film, d’un médicament, d’un logiciel, voir même d’une voiture.
C’est un bien risqué. Il en découle un fort effet de levier, donc des rendements croissants mais aussi des risques élevés car la réussite est incertaine. L’industrie du cinéma, l’industrie pharmaceutique en sont de parfaits exemples, C’est le flop ou le Jackpot. De plus il n’y a pas de marché de l’occasion pour ce refaire.
C’est aussi un bien public voir parenthèse précédente
*Car il possède deux qualités : 1- Sa « non rivalité « . 2- Sa « non-exclusivité », chacun peut librement faire usage d’un savoir relevant du domaine public.
*Un bien public échappe à la logique de marché : La connaissance à donc une valeur d’usage mais sa valeur d’échange est indéterminée, (ex prix de la consommation par un individu du théorème de Pythagore) donc difficile de déterminer une valeur économique.(valeur monétaire exprime en Prix grâce à une monnaie dans le cadre de l’offre et de la demande).
*D’autre part ces biens sont porteurs d’externalités positives, car ils ont un rendement social élevé. Leur production relève donc bien du domaine public.
1- En Eco classique théoriquement le « bien-être » est maximisé lorsque la dernière unité produite est vendue à son coût marginal, or le coût marginal des biens connaissances est pratiquement nul car le coût de reproduction est voisin de 0, donc les prix de vente devrait être pratiquement nul, c’est à dire que une fois l’investissement initial remboursé, plus une marge, pourquoi pas, le bien devait être gratuit.
2 – Si l’essentiel du coût de production est fixe, les investisseurs privés hésiteront à prendre des risques trop élevés c’est pourquoi l’Etat est légitimé à lever l’impôt pour assurer le financement et garantir ensuite la gratuité de l’usage pour l’intérêt de tous. C’est le cas pour l’école, la recherche etc
3 – Mais les Entreprises qui produisent des biens connaissances recherchent des rentes de situation (voir Schumpeter) et instaurent alors des « barrières à l’entrée » (droit de la propriété industrielle voir intellectuelle) = une situation monopolistique, (Ex : les labos pharmaceutiques, les GAFAM, l’industrie chimique etc…)
Dans le champ de batailles de la concurrence mondiale les entreprises usent de toutes les armes à leur disposition, loin de la concurrence « libre et non faussée ».